ce que j'ai moins aimé: les personnages de sean et olivia. ils sonnent creux.
Un mot, pour résumer la saison: un OVNI dans la série 24, dans le bon sens du terme s'entend : pleins de différences avec les autres saisons et pourtant une évolution des personnages qui semble aller de soi. On est aussi dans la continuité. Je n’ai pas vu Rédemption. Mais d’après ce que j’ai lu, Jack essaie de se pardonner et d’oublier son passé en voyageant à travers le monde pour échapper à la commission du sénat qui peut lui prendre sa liberté.
La saison 7 doit être prise dans son ensemble car on sent que les scénaristes ont vraiment eu une vision globale pour cette journée. Bien sûr, il y a toujours des incohérences, des personnages ennuyeux… des épisodes meilleurs que d’autres. Mais on trouve au bout du compte une cohérence générale à la saison. C’est aussi la saison des des «il faut faire le nécessaire » et « faites moi confiance ».
- une menace internationale qui se transforme en vengeance personnelle. plus on va dans l'histoire, plus les menaces diminuent d’intensité, plus elles touchent au plus près les personnages : menaces sur toutes les structures du pays avec le PCI, puis menaces sur la présidente elle-même, menaces biologiques sur des villes, menaces dans le métro et enfin on découvre la vraie cible : Alan Wilson. Première fois où un pays attaque les Etats-Unis (le Sangala, ancienne colonie française puisque les sangalais parlent français entre eux) et pas seulement de simples terroristes. Première fois aussi où les USA entrent en guerre avec un pays. A chaque fois les présidents précédents ont été au bord de le faire (D. Palmer dans la saison 2, W. Palmer et Daniels dans la saison 6 : proche orient et Russie)
- un autre lieu: le FBI. des bureaux qui sont plus impersonnels que la CTU. dans la CTU, il y avait ce mélange de clair obscur, une éclairage très particulier et des endroits où les personnes pouvaient se parler en secret, en se cachant. les opérations clandestines pouvaient s'y préparer. impressions que je n'ai pas eues avec le FBI où la lumière est crue, rendant tout visible comme s'il ne fallait rien cacher (Chloé vient au FBI au début pour un faux prétexte mais elle est installée à la vue de tous...).
On découvre aussi un nouveau décor : Washington et ses bâtiments symboliques. Jamais on n’avait été aussi près du pouvoir puisque la maison blanche est le centre de toutes les attentions : il y a évidemment la présidente en place mais aussi Jonas, Juma, Olivia (elle veut avoir un rôle à jouer auprès de sa mère)
- deux mondes qui s’affrontent et l’évolution des personnages: celui de jack (« la fin justifie les moyens» (la torture, entre autres) et « il faut faire le nécessaire, quitte à sacrifier une vie innocente pour le bien de tous ») et celui de Larry (« les lois nous rendent meilleurs »). C’est vraiment la première fois qu’il y a une réelle opposition entre ces deux mondes.
Et au milieu il y a Renée qui vient de l’un mais qui penche vers l’autre (avec dégoût au début: la prise d’otage de la famille Vossler et la mort de Marika) jusqu’à passer du côté de jack (ses dernières scènes avec Alan Wilson qui sourit de moins en moins et elle, elle a un visage dur, vide, prête à tout). Il faut aussi rappeler qu’elle a perdu Larry dont elle était proche : elle va se mettre en mode vengeance face à Wilson. Elle change si vite au fur et à mesure des 24 heures que Larry lui-même ne la reconnaît pas (épisode 9). L’actrice rend très bien cette évolution. Elle a eu un vrai challenge à relever. En effet, il parait peu plausible qu’une personne puisse changer aussi vite en si peu de temps. Ce caractère devait être sous jacent et la présence de Jack ne l’a fait que le mettre en lumière. Après tout, c’est elle qui fait appel à ses services. Elle s’est à quoi s’en tenir puisqu’elle a lu son dossier. Je crois qu’elle est la première à prononcer le fameux « Damnit »
Alors que Jack fait le sens inverse: prêt à utiliser la torture, même à la maison blanche, il affirme au sénateur que ce qu’il regrette le plus « ce que le monde a besoin d’hommes comme lui ». Il sauve l’agent de sécurité de l’entrepôt au détriment de la mission et met tout en œuvre pour aider les deux frères musulmans. De plus, il reconnaît ses erreurs : il croyait en Tony mais il s’est trompé, pareil pour les deux musulmans. Il fait un discours très nuancé à Renée « tu es du FBI » mais il finit par « fais les choix avec lesquels tu pourras vivre ». Cela explique sa façon de penser et d’agir et comment il peut vivre avec ce qu’il a fait : il a torturé pour sauver des vies d’innocents. En le faisant, il se sauvait lui même. Il était dans une spirale sans fin qu’il a fini par briser puisqu’à la fin on le voit en paix (or dans aucune « final season », on le voit si serein (par ex. saison 3 et saison 6)
De plus, Jack est mis en minorité au début : il doit se justifier devant une commission du sénat avec Mayer qui veut sa peau. Il va au FBI, un monde soumis aux lois et règlements les plus stricts qui n’est pas fait pour lui et qui le rejette, les agents bien qu’ayant du respect pour lui (c’est un héros), n’admettent pas ses façons de procéder surtout Larry, chef du FBI à W. DC. (non pas que la CTU était sans loi, mais même Bill était prêt à désobéir à un ordre présidentiel pour retrouver les bombes dans la saison 5 avec son face à face avec McGill : leur mission est de protéger le pays, coûte que coûte. Evidemment Jack était à l’aise dans cet univers). Au FBI, dès que les suspects prononcent le mot magique « avocats », les agents ne peuvent plus rien faire.
Au milieu de la saison, il a trouvé une alliée, Renée qui fait ce qu’il faut même si elle est contre.
En fin, c’est lui qui change, il termine son évolution entamée dans la saison 6. Il doute de plus en plus des méthodes employées puisqu’elles sont immorales mais il ne peut pas arrêter car il doit sauver des vies. De plus, il fait ce que les hommes politiques ont voulu qu’il fasse : obtenir des résultats le plus vite possible. Il est un exécutant, la face sombre de la politique d’espionnage d’un pays (discours avec Heller dernières scènes saison 6). Il ne faut pas oublier que Jack est aussi un tueur : il tue de sang froid Victor Drazen, un témoin à charge du FBI, Nina, le tueur de Palmer, Henderson. Même si ces personnes sont des méchants et que Jack a des circonstances atténuantes, il n’hésite pas à les éliminer. Au fil des saisons, on voit Jack se transformer en vraie machine à tuer et à torturer tout en ayant conscience de ce qu’il devient, d’où un héros torturé, sur qui une vraie malédiction pèse. Mais en fin de saison 7, tout cela s’arrête. Il accepte l’idée de mourir même s’il avait encore des choses à arranger. On voit cette spirale se briser puisque sa fille a tout fait pour le voir lui déclarant qu’il lui manque et qu’elle l’aime (elle a une vie stable, mari et enfant). Il pourrait avoir à nouveau une famille et découvrir qu’il est grand-père. Mais il ne le sait pas encore. Après tout ce qu’il a vécu, il est prêt à mourir mais sa fille refuse de l’abandonner.
Troisième évolution capitale : Tony. Il semble un terroriste, puis il travaille sous couverture pour Bill, alors qu’en fait il travaille pour le « groupe » pour finalement montrer que depuis le début il cherchait à venger la mort de Michelle et de leur enfant. Car Alan Wilson ne lui a pas seulement pris sa femme, ni son fils mais surtout cet espoir de vivre une vie normale loin de la CTU, sans avoir à torturer et pourchasser du terroriste de tout bord. N’ayant plus d’espoir et rien à perdre, il a basculé de l’autre côté. Il est allé au bout du proverbe « la fin justifie les moyens ». Seule sa vengeance compte, il utilise tous les moyens possibles et tous les gens pour cela, à commencer par Jack, pourtant son meilleur ami, Bill, Emerson (« son frère »), sa petite amie de circonstances (Cara), « le groupe ».
Son comportement est compréhensible mais inexcusable.
Pour les autres personnages:
Si Sean a vraiment la tête du traître et ses histoires sans grand intérêt comme avec sa femme : juste pour nous faire douter si c'est lui ou pas la taupe de service. Et finalement, on est bien content que ce soit lui car il disparaît de la saison.
Janis ne m'a pas dérangée dans cette histoire. Elle assure une sorte de lien entre les personnages et c'est toujours elle qui s'en prend plein la gueule même quand elle ne dit rien. C’est une sous Chloé, je vous l'accorde mais sa présence est à mes yeux nécessaire, peut-être un peu mal employée. Elle est vraiment un faire valoir pour les autres.
Elle est très présente au FBI. Renée comme Larry l’appelle constamment. Elle se retrouve des fois dans des positions très inconfortables (à l’hôpital avec Renée, le profilage religieux face à Jack…). Elle suit les règles du FBI. Elle représente encore le règlement après que Larry ne soit plus, Renée étant de plus en plus du côté « la fin justifie les moyen ».
Larry est le symbole même du respect de la loi. Il ne fait pas confiance à Jack au début. Vu le passé de Jack, on ne peut pas lui en vouloir. Et ses réactions sont logiques. A près tout, il ne le connaît pas vraiment et Jack change souvent de position (contre puis pour Tony…) il est tenu à l’écart mais il rentre à nouveau dans le jeu grâce à Renée qui a confiance en lui. Après la mort de Tanner et de Mayer, il poursuit Jack, mais son intuition lui dit que quelque chose cloche et fait donc confiance à Jack. Il est aussi un meneur d’hommes, il n’hésite pas à aller sur le terrain, il est prêt à réaliser une opération clandestine puisque les mercenaires de Starwood ont menacé ses agents. Il est dommage que le chrono ne soit pas resté silencieux pour lui.
cela me fait drôle le coup des musulmans innocents manipulés pour être des terroristes. avec en plus un imam qui ne mâche pas ses mots face à Bauer. il sait ce que Jack a fait car les témoinages sont diffusés à la télé. c'est un peu comme si la série voulait se faire pardonner d'avoir pris trop souvent des islamistes comme terroristes (même si à chaque épisode, il y a de gentils musulmans qui aident Jack et la nation). l'imam aide Jack (et donc la série) à faire la paix avec lui. dans ce contexte, c'est la meilleure fin que l'on puisse trouver. un ancien agent de lutte anti terrorisme et un imam priant ensemble, il fallait oser le faire surtout sur une télé américaine.....
Je sais : les idées sont un peu en vrac. Je n’ai vu la saison qu’une fois. Il faut que je la visionne à nouveau. J’exprime pour l’instant ce que je ressens de ce 1er visionnage. il manque encore de nombreux personnages comme Bill, Chloé, la présidente Taylor...
Je continuerais une prochaine fois.